Toiture magazine n°20

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Sommaire

RÉALISATIONS

  • Photovoltaïque et tennis dans les Alpes suisses
  • Village landais sous tuiles

 

ACTUALITÉ

  • Vie des entreprises, événements, nominations, patrimoine…

 

PROFESSION

  • Création d’entreprise : des chiffres en hausse

 

FOCUS SOLUTION

  • Le zinc, de la toiture à la façade
  • Des écailles de zinc pour le restaurant Arzac

 

DOSSIER

  • Sécurité et confort, des enjeux majeurs
  • Moins dure sera la chute…
  • Nouveautés produits

 

GRAND ANGLE

  • La salle de concert en plein

Edito

Le Vert de l’espoir

 

De ces difficiles derniers mois auront au moins émergé deux nouvelles positives : la planète ne s’est jamais aussi bien portée que pendant le confinement ; et la poussée écologiste aux élections municipales. Si la relation de cause à effet n’est pas évidente, la tendance des dernières semaines est néanmoins limpide : la transition énergétique est plus que jamais à l’ordre du jour.

Le président Macron ayant toujours su se placer dans le sens du vent, le souffle vert des municipales va nécessairement l’inciter à tirer un peu plus parti de l’élan national. Et si son bilan quinquennal demeurera discutable, il aura au moins eu le mérite de (re)lancer le débat de façon différente, en y associant un dialogue à l’échelon national. C’est l’« écologie de terrain », pour reprendre les termes de notre nouveau Premier ministre Jean Castex dans Ouest France à propos de la Convention citoyenne pour le climat.

Alors, simple poudre aux yeux ? Os à ronger pour les fans de Greta Thunberg ? Pas si sûr. Car depuis que la machine est lancée, il faut bien avouer que le président et son gouvernement ne l’ont pas stoppée. Dernier événement en date, le Conseil de défense écologique, présidé par Emmanuel Macron lui-même avec sa nouvelle ministre de la Transition énergétique Barbara Pompili, où ont été arrêtées les premières mesures concrètes inspirées des propositions des 150 citoyens membres de la Convention sur des sujets aussi variés que l’alimentation, le transport, et bien évidemment le logement via la rénovation thermique des bâtiments.

Les « passoires thermiques » sont depuis longtemps dans le viseur du président, ces logements énergivores étant à eux seuls à l’origine d’environ 20 % des émissions de gaz à effet de serre du pays. Un gouffre que les gouvernements se sont échinés à combler avec différentes propositions plus ou moins avortées au fil des années, de l’interdiction pure et simple de location à la consignation d’une part du montant de leur vente pour financer des travaux de rénovation… Mais un premier résultat concret vient enfin d’être annoncé : l’introduction, par décret, de la performance énergétique comme critère de décence d’un logement à partir du 1er janvier 2023. En d’autres termes, un locataire pourra exiger de son propriétaire qu’il engage des travaux de rénovation si son logement consomme plus de 500 kW/h au m2 par an. Un premier pas vers la rénovation d’au moins 5 millions de passoires thermiques avant 2030.

Élargissement de MaPrimeRénov à tous les foyers et rénovation de 15 autres millions de logements d’ici à 2040 sont également dans les tuyaux. Ce qui promet beaucoup de travail à nos couvreurs pour les décennies à venir…

 

Brice-Alexandre Roboam

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