L’agenceur n°57

A partir de 12,00

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Sommaire

FOCALE

  • Genk, champion des sols
  • Synthétiques

 

NEWS

  • Jouin et Baur prennent le train du Grand Paris
  • Rehau et Interface s’engagent pour l’environnement
  • Swiss Krono se met au coin
  • Côté collecs

 

FOCUS

L’ACOUSTIQUE AUTOUR DU MONDE

  • Plafond monolithique pour église néerlandaise
  • À Kiev, un lycée à l’ambiance feutrée
  • Mercure varois en noir et blanc
  • L’acoustique fait son cinéma à Washington

 

DOSSIER – APRÈS LA CRISE, RÉINVENTER L’HÔTEL

  • QUEL HÔTEL DEMAIN ? – Réinventer pour attirer
  • ÉTAT DES LIEUX – Sombre bilan et perspectives incertaines
  • ENTRETIEN AVEC… – Fabien Roque
  • RÉALISATIONS : Au Scribe, l’art de vivre à la française / Rencontre Est-Ouest sur quatre saisons / Pas de chichi au ChouChou
  • HÔTELS EN ALTITUDE – Les chalets, pour se ressourcer à la montagne

 

ÉQUIPEMENTS

  • Élégance et luxe dans les chais de Cognac
  • Un Ibis qui fait bonne impression
  • Levée de store au Champ-du-Feu
  • Co Home, de la suite dans les idées

Edito

L’hôtellerie sacrifiée sur l’autel sanitaire

Le sacrifice de pans entiers de l’économie nationale sur l’autel de la logique sanitaire et politique, telle est peut-être la tragédie à peine dissimulée que nous sommes en train de vivre. Le plan de relance annoncé par le gouvernement ne semble finalement pas si vaste que cela. D’autant que lors de son allocution du 28 octobre, le président Macron n’a même pas pris la peine de citer le secteur hôtelier, et que le débat sur l’ambiguïté des maigres aides prévues dans le fonds de solidarité continue de faire rage : les hôtels n’ont pas fait l’objet d’une fermeture administrative générale comme les bars et les restaurants, mais leur activité a évidemment été directement impactée, victime collatérale de la fermeture des frontières, de l’annulation de tous les événements sportifs et culturels, et de cette fermeture des restaurants et lieux de shopping… « Nous sommes en guerre », et il apparaît désormais certain que l’hôtellerie a fait office de chair à canon.

Les chiffres donnés par le secteur sont, fatalement, en chute libre. Les taux d’occupation restent ridiculement bas, et la pause estivale est loin d’avoir compensé toutes les pertes. Pour ne citer que lui, le géant de l’hôtellerie Accor, classé sixième mondial et propriétaire des gammes Ibis, Novotel, Mercure et Sofitel, a vu son chiffre d’affaires dégringoler de 69 % au troisième trimestre 2020, à 329 millions d’euros. Sur le premier semestre, sa perte nette atteignait déjà 1,5 milliard d’euros… Et ce n‘est pas fini : quel autre « meilleur » exemple pour illustrer les premiers mois 2021 que l’hôtel Chais Monnet de Cognac ? Cet établissement de luxe original vient d’annoncer (alors que nous avions bouclé notre article, voir page 56 de ce magazine) sa fermeture jusqu’en mars 2021. Déjà fermé lors du premier confinement, il gardera portes closes pendant de longs mois encore… Lorsque l’on sait que le parc hôtelier français compte 83 % d’établissements indépendants, on peut aisément présager le pire.

Unique éclaircie dans ce ciel bien sombre, le volume des investissements hôteliers européens ne devrait pas se trouver trop impacté. Les liquidités sont toujours là, et un projet d’hôtel se finalise sur trois à cinq ans, donc au-delà (on l’espère !) de la crise sanitaire. Pour rappel, ce volume a dépassé les 27 milliards d’euros en 2019. En 2014, il était de 15 milliards, et en 2009, de moins de 3 milliards… De nombreux établissements ont donc « profité » de ces mois difficiles pour se consacrer à des travaux de rénovation, quitte à les effectuer dans un hôtel vide… Un espoir bien mince certes, mais un espoir tout de même, celui de continuer à donner du travail à nos architectes d’intérieur, designers et agenceurs

Brice-Alexandre Roboam

Type de support

Numérique (pdf), Papier et numérique (pdf)

Zone d'expédition

CEE / Suisse / Dom-tom, France Métropolitaine, Reste du monde