BOISmag n°198

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Le marché des terrasses bois se structure et monte en gamme

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DEMANDE DE BOIS : LA FRÉNÉSIE !

La demande pour le bois n’a sans doute jamais été aussi forte qu’actuellement, et il faut remonter à plusieurs décennies pour retrouver une telle activité. Quelles en sont les causes ? Bien difficile à dire… ce qui est sûr, c’est que ces causes sont multiples, et s’additionnent. Voici tout juste un an, la crise de la Covid avait engendré un « trou », l’amont avait levé le pied. Certaines scieries avaient fermé, d’autres ralenti leur production, les importateurs avaient décalé les commandes et les arrivages. Il fallait éviter d’engorger les stocks, et surtout de générer des problèmes de trésorerie. Mais aujourd’hui, les scieries de bois de pays tournent à plein régime, et les importateurs vident leurs stocks plus vite que n’arrivent les conteneurs. Contre toute attente, la fermeture des secteurs de l’économie liés à la mode, au bien-être et aux loisirs a généré un surplus d’épargne qui s’est reporté sur l’aménagement de la maison, et surtout sur l’extérieur de celle-ci.
Les ventes de lames de terrasse par exemple n’ont pas connu de trêve hivernale. Les efforts de communication pour l’utilisation de plus de bois ont aussi contribué à l’augmentation de la demande. La construction bois, qui depuis toujours se cantonnait aux zones rurales, envahit désormais les grandes agglomérations. Il n’est qu’à faire le tour des villes pour voir se multiplier ossatures bois, CLT et bardages. Enfin, le monde se réduit de plus en plus. Le bois voyage dans toutes les directions ; les grumes, les sciages, les produits finis s’importent et s’exportent, les unités de production offrent davantage de flexibilité. L’information est vite partagée, la production adaptée, et la marchandise orientée vers la meilleure rentabilité.
L’industrie française du bois, l’une des rares à ne pas avoir subi de délocalisations, va devoir poursuivre et intensifier ses investissements productifs et sa modernisation. La situation actuelle durera-t-elle ? C’est fort à parier. Une fois réglé le problème de la pandémie, les autres facteurs demeureront. Car si le bois est une matière première renouvelable, sa disponibilité est limitée. Oui, la demande va rester forte.

Adèle Cazier

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Zone d'expédition

CEE / Suisse / Dom-tom, France Métropolitaine, Reste du monde