BOISmag n°185

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NEWS

L’actualité de la filière, de la construction, du négoce, des équipementiers…

 

AGENDA

Événements et formations

 

COMMERCE

“ Le négoce doit opérerune montée en compétences ”

 

NÉGOCE

Chambost s’offre Sonnier Bois et a le sourire

 

FILIÈRE

UMB : fenêtre sur le changement

Bpifrance booste les entreprises de la filière

 

ENQUÊTE VOLET 2

Des panneaux de processNtoujours plus qualitatifs

 

CE NUMÉRO CONTIENT un publi-reportage SPAX

Edito

LE COMPTE EST BON !

La filière bois française aime le chêne et le fait savoir. Cette essence, emblématique de nos forêts, est en effet au centre de nombreuses discussions concernant notamment les exportations de grumes vers la Chine ou les prix qui s’envolent depuis quelques années, forçant certains professionnels à se tourner vers des bois moins nobles ou plus exotiques. On parle moins, en revanche, de la disponibilité en chêne des forêts françaises. Et pourtant, ce sujet risque d’alimenter de nombreux débats au cours des prochains mois, du fait de la mauvaise quantification de la ressource disponible en bois d’oeuvre. En cause ? La méthodologie utilisée par l’inventaire forestier national de l’ING, qui comptabilisait la totalité de l’arbre, du tronc à la houppe : « Concernant la disponibilité en chêne, on nous ment depuis des années, affirme Nicolas Douzain-Didier, secrétaire général de la Fédération nationale du bois (FNB). Des feuilles et des branches, il y en a, mais on ne fait pas de charpente avec ce type de bois ! » Suite à ce constat, une nouvelle étude financée par France Bois Forêt et le ministère de l’Agriculture, et confiée à FCBA et à l’IGN, propose une réévaluation plus fine de la ressource en fixant de nouveaux critères de définition du bois d’oeuvre, qui doit désormais répondre à certains critères : un diamètre minimal fin de bout de 30 cm sur écorce ; une longueur de fût minimum de 3 m ; un diamètre minimal de 40 cm sur écorce à 1,30 m ; et, bien sûr, des bois sains. Une nouvelle approche qui met en évidence une moindre disponibilité en forêts domaniales et, à l’inverse, une ressource en quantité plus abondante en forêts privées, qui pourrait d’ailleurs s’accroître pour atteindre + 600 000 m3/an à l’horizon 2035. Pas de panique donc, la ressource française enbois d’oeuvre de chêne n’est pas menacée ! Reste maintenant aux professionnels à tenir compte de ces nouvelles estimations pour gérer leurs approvisionnements. Des estimations qui seront d’ailleurs élargies à l’ensemble des principales essences feuillues et résineuses françaises pour, enfin, obtenir une cartographie plus fine de l’état de nos forêts publiques et privées et des ressources réellement exploitables…

Type de support

Numérique (pdf), Papier et numérique (pdf)