BOISmag n°174

12,00

Sommaire

FOCUS

  • La Chine à l’assaut du bois

 

NEWS

  • Salon Bilan positif pour Norbat
  • Forêt La Normandie affiche son soutien à la forêt et au bois

 

TRAITEMENT

Protac, la garantie d’une bonne protection des bois

 

SALON

  • Forum Bois Construction
  • “ Le bois, c’est l’avenir ”
  • Carrefour international du bois
  • Une filière en mouvement

 

FILIÈRE

  • De belles perspectives pour les papiers et cartons

 

ÉQUIPEMENT

  • JMB Décor, un menuisier hors du commun

 

CONSTRUCTION

  • Une extension tout bois pour l’Ehpad de Saclay

 

ENQUÊTE

  • Les négoces renouent avec la confiance
  • Une reprise économique délicate à gérer
  • D’importants mouvements au sein des négoces

Edito

Mon choix,le bois !

C’est ce que l’on pouvait comprendre le 18 avril du président de la République, qui se rendait à Saulxures-sur-Moselotte, au coeur des Vosges, à la rencontre des professionnels de la forêt et du bois. Lors de sa visite à la scierie Germain-Mougenot, le chef de l’État a fait part de son engagement en faveur du matériau en prônant la mise en place d’une politique volontariste, sur laquelle il souhaite travailler en concertation avec la filière : « Le bois est une filière que nous devons développer en France », assure Emmanuel Macron, qui regrette le peu d’emplois créés dans notre secteur (450 000 dans l’Hexagone contre plus d’un million outre-Rhin), alors que la forêt couvre près de 30 % du territoire national !

Face à ce constat, Emmanuel Macron souhaiterait « réorganiser la filière afin qu’elle crée beaucoup plus d’emplois ». Le chef de l’État propose de « reboiser massivement » notre pays (il voulait sans doute dire « mieux boiser », car je ne le savais pas désert) et « d’investir davantage » pour optimiser nos outils de production et rester compétitif dans un marché toujours plus mondialisé et concurrentiel, en se concentrant notamment sur la construction bois. En même temps, M. Macron pointe du doigt ce qui lui semble être un paradoxe entre l’étendue de la forêt française et « le fait que l’on construit actuellement avec du bois importé ».

Il est fort regrettable que les hauts fonctionnaires qui préparent les fiches du président soient si mal informés. Il est parfaitement stérile d’opposer bois domestiques et bois importés. Faisons-nous cela pour les fruits ? Avec ce type de raisonnement, nous n’aurions plus d’oranges ni de bananes sur nos tables, mais que des pommes en septembre. La France importe les bois de qualités qu’elle ne produit pas ou pas en quantité suffisante, mais la plus-value est créée ici ! Le bois importé en France est une matière première destinée à être transformée. La transformation de ces bois, ce sont des milliers d’entreprises et des dizaines de milliers d’emplois dans notre pays !

Investir davantage pour rester compétitifs, c’est du bon sens. Cette industrie modernisée et cette construction bois dynamisée auront toutes deux besoin de matière première en quantité. Bois domestiques et bois importés transformés en France ne seront pas de trop pour se complémenter.

Dans quelques jours, Atlanbois, l’interprofession bois des Pays de Loire, accueillera comme elle le fait depuis trente ans le Carrefour international du bois. Ce salon unique au monde dédié au commerce du bois, regroupant 10 000 professionnels de 80 pays producteurs et utilisateurs de bois, est la preuve écrasante, s’il en faut, de cette complémentarité.

Mon choix, le bois. Tous les bois !

Yves Samama