Artisans & Bois n°48

12,00

Sommaire

CHANTIER

  • Villages Nature Paris, tout de bois et de végétaux

ACTUALITÉ

  • En bref : l’actu technique, économique et sociale
  • Du côté des fournisseurs : innovations, rachats, partenariats…

Entreprise

  • Alsafix vise le haut du panier

 AGENDA

  • Pour tout savoir sur les salons et les formations

LIVRES

  • La sélection du mois

Edito

Le biosourcé, naturellement

Cop21 et bientôt Cop 22, Grenelle de l’environnement, Loi sur la transition énergétique, label BBCA dédié aux bâtiments bas carbone… il est bon aujourd’hui d’afficher patte verte. Les constructions dites écologiques prennent leur essor, et dans cet élan, les isolants biosourcés ont gagné du terrain, même s’ils sont encore minoritaires (entre 6 % et 8 % du marché). Les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre et des industriels misent sur ces matériaux en les préconisant dans leurs constructions, ou en investissant dans des lignes de production. Les isolants biosourcés ont plus d’un atout dans leur jeu. Ce sont des produits de qualité, bénéficiant bien souvent de certificats Acermi. Ils sont performants, dotés pour la plupart d’excellentes propriétés de déphasage (capacité à créer une barrière thermique contre la chaleur extérieure) et hygroscopiques. Enfin, ils sont fabriqués à partir de matières premières naturelles dont l’écobilan arrive loin devant celui des produits d’isolation classique. Parmi les isolants biosourcés les plus structurés, la fibre de bois, l’ouate de cellulose et le béton de chanvre. D’autres suivent, comme la paille, le lin ou le textile recyclé. Restent des points à peaufiner pour assurer l’envol de ces matériaux de nouvelle génération et conquérir le coeur des artisans : baisser leurs coûts, améliorer leurs caractéristiques en conductivité thermique (capacité d’un matériau à éviter la déperdition de la chaleur produite à l’intérieur de la construction), mieux communiquer sur leurs capacités de déphasage et hygroscopiques ; mais aussi – surtout ? – assurer des formations à leur pose sur chantier.

Bonne lecture.

Stéphanie Obadia